Côte d’Ivoire : les dix (10) images-symbole de la démocratie selon le RHDP d’ Alassane Ouattara

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« Le terme démocratie désigne à l’origine un régime politique dans lequel tous les citoyens participent aux décisions politiques au moins par le vote. Il désigne aujourd’hui tout système politique dans lequel le peuple est souverain. » (Wikipédia). Mais la définition a évolué entre temps. Du moins si nous allons à l’école du Rassemblement dit  des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Démonstration en image.

Depuis le 11 avril 2011 date à laquelle le régime d’ Alassane Ouattara a commencé à exercer la gouvernance d’État, plusieurs ivoiriens croupissent dans les prisons pour leur appartenance politique. Les prisonniers politiques, les moins chanceux, meurent à petit feu dans les geôles. Ici Assi Jean Kouatchi en est l’illustration. Vous reconnaitrez des civils et des Hommes en tenue écroués de 2011 à ce jour.

En octobre 2016, le 1er Vice-Président du FPI tendance Gbagbo, Aboudramane Sangaré, est arrêté (il décède des mois plus tard) suite à une manifestation contre le projet de référendum constitutionnel voulu par le Président Ouattara. Le Pr. Mamadou Koulibaly (LIDER), après avoir été copieusement bastonné par les CRS a été embarqué en compagnie d’autres leaders de ce Front de Refus. Entre autres Gnangbo Kacou, Konan Kouadio Siméon, Ettien Amoikon, Claverie Boni…

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Le 02 décembre 2019, Nathalie Yamb , Conseillère Exécutive de Mamadou Koulibaly, est expulsée de la Côte d’Ivoire pour avoir dénoncé les manœuvres de la Françafrique sur le continent noir ainsi que les insuffisances plombant le jeu démocratique en Côte d’Ivoire.

Vague d’arrestations menée entre le 23 et le 31 décembre 2019 à Abidjan à l’encontre de 17 personnalités  dont 5 parlementaires politiquement proches de l’ex-Président de l’Assemblée Nationale Guillaume Soro. Leur ‘’crime’’ : « publication de fausses informations, trouble à l’ordre public et atteinte à l’autorité de l’État ».

 

Le 08 mai 2020, « suspecté » d’être à la solde de personnalités l’ayant missionné à des fins de nuisance, Yapo Ebiba Franck Fiacre dit Serge Koffi le Drone a été interpellé et fait prisonnier depuis lors. Il faut savoir que comme l’activiste  « Chris Yapi », le Kaiser Sauze d’Abidjan, ses posts sur les réseaux sociaux semblaient gêner le régime.

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Depuis le 28 mai 2020, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont libres de tout mouvement. Suite à leur acquittement par la CPI. Demandant à regagner leur terre natale après près de 8 ans passés hors du pays, ils sont malheureusement freinés dans leur élan par le gouvernement ivoirien qui continue de “traiter la demande de passeport de l’ex-Chef d’État” depuis bientôt un mois.

Dans la mi-journée du samedi 15 août 2020 des hommes armés et en cagoule  enlèvent  Mme Pulchérie Édith Gbalet. Avec elle 3 collaborateurs que sont Gbahou Gédéon Junior, et Djéhi Bi Doua Cyrille pour les conduire à l’Hôtel Sébroko. Avant d’être déportés le lendemain à la préfecture de police d’Abidjan où ils ont rejoint un autre membre de ACI en la personne de Kouakou N’Goran Aimé César, enlevé lui aussi le 13 août à son service au Bnetd dans les mêmes circonstances. » La place de la société civile active est désormais dans les prisons au pays des Houphouétistes pour la démocratie et la paix .

Une partie du peuple dit non au «  3ème mandat de Ouattara » et l’exprime à travers des mouvements de contestations depuis l’annonce de la candidature du Chef de l’État le 06 août dernier. Vidéos et photos à l’appui, Amnesty International et des activistes ont démontré que le pouvoir d’Abidjan a armé des tueurs  appelés affectueusement « enfants en conflit avec la loi »  (‘’Microbes’’, Ndlr) pour s’attaquer auxdits manifestants. Ce, au nom de la démocratie ‘’microbienne’’ certainement.

Conséquence directe : la mort de ce jeune manifestant le 13 août dernier.

A la suite des hommes, des Ivoiriennes ont décidé de marcher  vendredi pour s’opposer au projet de candidature du Président sortant. A Abidjan, les réseaux sociaux présentent ce policier comme étant le « gifleur » d’une d’entre elles. « L’encerclement » du siège du Pdci-Rda porte flambeau de la lutte, donne une idée des consignes données par les autorités.

No comment !

Marius Aka Fils

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