Showbiz : JC Pluriel, l’artiste revient en force, tous ses problèmes bientôt définitivement résolus !

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« Une seule année de réussite fait oublier 10 ans de galère… » Cet extrait du titre ‘’Douaoudeh’’ de JC Pluriel n’a rien d’un verbiage creux. Mais plutôt d’une inspiration expériencée. Avant d’être Pluriel, Jean-Claude Amoa a singulièrement connu les différentes facettes de l’angoisse, du chagrin si ce n’est la misère. L’orphelin au double sens du terme a dû se ‘’réfugier’’ dans les parvis du Seigneur. De l’église, l’artiste innée, remonte la pente progressivement pour formaliser son rêve. BiiiiiM !!! 2012, il est l’auteur de « L’année de mon année ». La chanson occupe presque sans partage, tout l’espace sonore ivoirien. Le talent va briller de mille feux. Malheureusement le chanteur est quant à lui  ‘’maintenu’’ dans l’ombre…

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Tout le single sonne à l’époque comme l’hymne de l’espoir. Une sorte de panacée psychologique à tous les problèmes de la société ivoirienne. Besoin de réconciliation, de redorer son blason, de renouer avec une activité génératrice de revenus, de retrouver des proches éloignés par les affres de la guerre de 2011 etc.

« Le vent soufflant en sa faveur » il sort quelques mois plus tard ‘’Héraut des temps’’. Album également accueilli triomphalement par les mélomanes. Paradoxe des paradoxes, bien que vivant, son auteur ne goutte pas vraiment aux délices des fruits de son propre arbre. Fort heureusement, le ‘’Héraut des temps’’ porte parfaitement son manteau de  héros.

En effet JC Pluriel fait partie de l’effectif de la Police ivoirienne. Autrement dit proche de la grande muette. Ce qui contraste logiquement avec le statut d’artiste-chanteur. Et la réalité surplombe la simple idée de contraste. Ses galons de policier prennent le dessus et l’artiste est ainsi contraint de suivre la discipline maison. Conséquences : promotion musicale limitée dans les médias, tournées quasi interdites.

Pourtant le succès de JC Pluriel a conquis Eburnie, le berceau de l’humanité mais aussi le pays de la Perestroïka. Son titre « Mères d’ici et d’ailleurs » (reprise d’un titre culte de Peter One et Jess Sah Bi) a effectivement touché des mères en Russie. La stance a fait l’objet de cours de musique dans une université de Moscou.

Évidement l’interprète a reçu une invitation tous frais payés pour des spectacles. Hélas, le flic a été obligé de se plier aux ordres de sa hiérarchie. Ni le rendez-vous de Moscou, ni celui de Paris sans oublier Washington…n’a été honoré. Même la sous-région qui réclamait son ‘’Kambélébâh’’ n’a pas  eu gain de cause.

   Si le malheur ne vient pas seul…

 Le thésard [Futur Docteur en Musique à l’Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle (Insaac)] perd alors de sa superbe. La pile de bulletins d’examens médicaux, les séances de prières dirigées n’altèrent en rien ce mal pernicieux. Les idées convergeant  vers la source mystiques entre temps. 5 bonnes années de pire angoisse : «  C’est comme un footballeur qui perd l’usage de ses jambes sans en connaitre la cause » explique Sheval Gagnen, entrepreneur culturel proche de l’artiste.

La « grâce » divine puis ministérielle

 Une dérogation spéciale finit par le libérer. L’administration ayant ses principes, cette mesure exceptionnellement n’est pas encore effective mais ne « tardera pas à entrer en vigueur. » Nous souffle un sachant.

…Alors le bonheur aussi ne vient pas seul

Les astres ne s’alignent jamais au hasard. JC Pluriel sera bientôt libre de croquer son art à pleine dent. Car en plus de l’ordre de ‘’libération’’ dont il jouit désormais, le Zouglouman a suffisamment retrouvé de la voix au sens propre du mot. En gros ses problèmes sont résolus. Et selon un proche de l’ex-Maestro de l’orchestre de l’Université d’Abidjan (Oua), l’artiste revient en force : «  ce qui est en route est du lourd » promet Sheval Gagnen.

Marius Aka Fils

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