Crise énergétique : il y a pire au Ghana… qui fournit pourtant du courant à la Côte d’Ivoire !

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« Ainsi, que vous soyez à l’intérieur ou à Abidjan, si la fourniture d’électricité est interrompue dans votre quartier de 6 heures à 12heures, alors de 12h à 18h vous aurez de l’électricité. Et c’est dans un autre quartier que la fourniture sera donc interrompue. Concernant la plage de 18h à 06h tout est mis en œuvre pour éviter une interruption de l’électricité.  Chaque semaine, les tranches horaires seront alternées par zone, ce qui veut dire que si dans la première semaine, votre quartier est rationné dans la plage de 6h à 12h, la semaine qui suit, vous constaterez chez vous que le rationnement de l’électricité se produit de 12h à 18 heures »

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Le lexique du « rationnement » est ainsi étalé à travers l’intervention du  Ministre ivoirien  des Mines, du pétrole et de l’énergie. Lui qui animait ainsi un point de presse le 07 mai dernier à Abidjan. Et qui a précisé que ces plages horaires (d’interruption) concernent la semaine du 10 au 15 mai prochain. Les dimanches étant exclus de ce plan de rationnement ajouta-il. Une situation difficile aussi bien pour les ménages que les entreprises qui peinent d’ailleurs à sortir du cauchemar de la crise sanitaire.

Mais visiblement le mal n’est pas qu’ivoirien. Il y a pire au Ghana voisin. Au pays de Kwame N’ krumah, il y a une ‘’double peine’’ (12 heures d’interruption/Jour contre 6 heures en Côte d’Ivoire). Comme l’atteste l’infographie ci-après.

Notons que le Ghana, dans le cadre du contrat d’interconnexion, fournit de l’énergie électrique à la Côte d’Ivoire par endroit ; précisément à la partie Est ivoirienne. Autrement dit, ce n’est pas aussi ahurissant de savoir qu’Eburnie « donne du courant » au Mali etc. Chaque partie a obligation de respecter sa part de contrat. Au nom des accords bilatéraux. Quand bien même il n’est pas forcément le plus nanti.

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Les investissements prévus par l’Etat de Côte d’Ivoire n’ont pas suivi, « faute de crise sanitaire, la pluviométrie a fait défaut a impacté négativement le niveau d’eau dans les barrages hydroélectriques, des appareils ont pris un coup. » 

Voici les 3 grandes raisons évoquées par les officiels (gouvernement) pour justifier cette crise énergétique, ce « délestage » comme le nomment certains. Une faute reconnue est à moitié pardonnée. Sauf que le cas d’espèce, le vrai pardon ne sera accordé que si la situation se normalise.

Marius Aka Fils  

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