Cgeci Academy 2018/ Matières premières et Industrie : Brassivoire présente la plus-value qu’elle apporte au riz local

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Brassivoire a fait son entrée le 05 avril 2017  sur le marché brassicole avec une technique nouvelle. Celle de produire la bière avec les fines brisures du riz cultivé en terre ivoirienne. Et la Cgeci Academy 2018 met le « Cap sur l’industrialisation. » Encrage qu’a saisi le fabricant de la bière Ivoire pour présenter sa fructueuse et impactante collaboration  avec la filière rizicole en Côte d’Ivoire. Autrement dit  ‘’la décortication’’ illustrée du projet Kripi.

La Côte d’Ivoire, producteur leader mondial pour plusieurs spéculations. Mais avec une économie de rente, des tonnes de cacao ou d’anacarde sortiront des plantations sans que les populations ne jouissent pleinement des répercussions de la production. Le patronat et les pouvoirs publics ont donc conclu de passer à l’étape de la transformation des matières premières en vue d’en tirer une plus-value hautement bénéfique à tous.  Et dans des besoins de cet ordre,  le concours des  entreprises  est indispensable.

C’est à cet appel que répond Brassivoire en décidant de s’appuyer sur des intrants locaux  pour son activité brassicole.  Le 05 décembre 2017, la société née de l’union entre Cfao et Heineken a acté Korhogo Rice Sector Performance Improvement  (Krispi) (Ndlr : Amélioration de la performance de la filière riz à Korhogo). Projet ayant le double impact d’améliorer le bien-être de 3000 producteurs ivoiriens et d’assurer un approvisionnement qualitatif pour son usine.

D’où l’aisance difficilement camouflable de Mme Marie Noëlle Ouédraogo, Logistique manager à Brassivoire, relativement à l’animation du Panel 11 de la Cgeci Academy 2018.  En effet ce 26 septembre, Jour 2 desdites assises,  ces spécialistes ont été appelés pour débattre de la ‘’Gestion efficace de l’approvisionnement en matières premières et en intrants pour une industrialisation réussie’’. Paramètre important d’ailleurs dans le processus désormais engagé en occurrence celui de la transformation  structurelle de l’économie  ivoirienne.

«  L’académie Heineken», un moule de bonnes pratiques?

L’on a pu déceler dans l’intervention de l’experte logisticienne que le choix de Brassivoire de participer au développement d’une chaîne  agro-industrielle locale à travers le projet Kripi, constitue en lui seul un challenge entier.  Car des difficultés ne manquent pas du tout dans la filière qu’ils entendent révolutionner. Mais bénéficiant de son statut de joint-venture, ces entraves sont chaque fois surmontées. Autrement dit, grâce à la somme des expériences de Cfao et Heineken constituant « un coussin » dont les ‘’Brassivoiriens’’ s’en servent.

Mme Ouédraogo dit qu’en réalité sa société est soumise au strict respect d’un bon nombre de standards dictés par « l’Académie Heineken ». Un niveau d’exigence qui lui donne d’adopter une démarche prudentielle et surtout payante.  Notamment, une politique, une planification et un process d’approvisionnement efficace,  de façon continue et à moindre coût. La gestion efficiente de  l’approvisionnement se traduit, soutient-elle, dans la pratique par une prévision des stocks  sur 18 mois suivant le process Snop.  La  gestion des achats, des stocks et de l’approvisionnement  étant assurée par un personnel compètent c’est-à-dire appliquant tout simplement les instructions Heineken Academy.

La  panéliste a par ailleurs révélé que le succès rencontré  par ses  produits  sur le marché ivoirien a été problématique à un moment donné. Puisqu’il fallait satisfaire le marché pendant que les prévisions n’étaient pas à la hauteur des besoins.  Fort heureusement, selon elle, Krispi a été déterminant dans la résolution de cette équation.  La diversité des partenaires dont la fiabilité se construit constamment constitue un pilier solide de l’approche. Ce,  grâce au renforcement de capacités dont ils font l’objet et qui  a permis en effet de juguler ‘’certaines crises’’ notamment «  celle liée à l’approvisionnement en capsules » fait-elle savoir.

 La Logistique Manager de Brassivoire a indiqué également que de 25% pour l’heure, son entreprise projette produire la bière Ivoire avec des fines brisures du riz local à 100%.  Car poursuivant le noble et prolifique objectif de donner davantage de valeur aux agriculteurs ivoiriens par-delà la filière.

 

Krispi, projet rentable à impact rapide mais durable

Le projet Krispi pour cette phase pilote, couvre la période 2017-2020. Initiative profitable à tous ceux qui vivent en terre ivoirienne d’autant que la consommation du riz est nationale. Brassivoire n’utilisant annuellement en réalité que 1000 tonnes de fines brisures tracées à l’usine de transformation située justement à Korhogo. Quand 12 500 tonnes de riz blanchi et tracé seront orientées vers le marché national pour commercialisation. Mieux, les 3000 producteurs cooptés et formés aux bonnes pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, verront leurs revenus accroitre  d’au moins 25 %. Impacts socio-environnemental mais aussi économique garantis à la clé donc.

Marius Aka Fils

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